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Le Brésil ouvre grandes les portes à Foxconn

Lundi 6 février 2012

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Vous connaissez Foxconn? Selon le New York Times, cette entreprise multinationale basée à Taiwan et ses compagnies-soeurs assemblent environ 40% de tous les appareils électroniques vendus au monde. Nokia, Nintendo, Sony, Microsoft, Apple et Amazon ne sont que quelques-unes des grandes marques dont les produits sont fabriqués au moins en partie dans les gigantesques usines du groupe; si vous avez un iPhone, un iPad, un Kindle ou une console de jeux vidéo, il y a de bonnes chances que votre gadget provienne de là.

Or, Foxconn a acquis une réputation sulfureuse. Le monologuiste américain Mike Daisey, qui se décrit lui-même comme un fanboy d’Apple, a décidé un beau jour de se rendre à la gigantesque usine de Foxconn à Shenzhen, en Chine, pour discuter avec quelques-unes des 430 000 personnes (!) qui y travaillent - et il en a tiré un spectacle à faire dresser les cheveux sur la tête. Des employés qui vivent sur place, entassés à 16 dans des dortoirs de 144 pieds carrés (15 mètres carrés) et qu’on réveille en plein milieu de la nuit si une livraison d’écrans arrive plus tôt que prévu, pour accélérer le travail. Des quarts de travail de 12, 16 heures à tous les jours - et un gars qui meurt d’épuisement après avoir travaillé 37 heures consécutives. Des employés congédiés et laissés sans ressources après que le mouvement répétitif de leur travail leur ait détruit les mains. Tout ça, pour des salaires dérisoires… On peut écouter la moitié du spectacle dans un épisode de l’émission de radio américaine This American Life disponible en baladodiffusion; décourageant, mais informatif. Puis, le New York Times a mené sa propre enquête, qui confirme essentiellement la même chose, et plus.

Résultat: des pétitions ont apparu en ligne (ici et ici) pour tenter de convaincre Apple, notamment, de faire en sorte que ses produits soient fabriqués de façon plus éthique, que ce soit en obligeant ses fournisseurs à traiter leurs employés convenablement ou en rapatriant la production dans des pays où les règles sont plus sévères.

En pourtant…

Et pourtant, le gouvernement du Brésil a accordé des privilèges fiscaux à Foxconn dans le but d’attirer 5 nouvelles usines chez lui. Et pour beaucoup de Chinois, un travail ardu et potentiellement dangereux est tout de même préférable à la misère qui sévit un peu partout, notamment dans les campagnes, comme le démontre la file d’attente de plus de 200 mètres qui s’est formée lorsque l’entreprise a annoncé qu’elle souhaitait embaucher 100 000 nouveaux employés, possiblement en vue du lancement du iPad 3 et/ou du iPhone 5.

Comme le dit le proverbe: entre deux maux, il faut choisir le moindre. Mais il n’est pas toujours facile de savoir lequel est lequel.

– François Dominic Laramée. Crédit photo: Steve Jurvetson, Wikimedia Commons

Une figurine représentant Steve Jobs : on oublie ça

Vendredi 27 janvier 2012

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Le fabricant chinois d’accessoires In Icons fait marche arrière. Dans un communiqué publié sur son site web, l’entreprise s’explique : «… nous aimerions réaffirmer qu’au départ notre intention était motivée par une grande admiration pour Steve… Nous respectons le droit d’auteur et la propriété intellectuelle… Malheureusement, nous avons été soumis à d’immenses pressions de la part des avocats d’Apple et de la famille de monsieur Jobs… conséquemment nous avons décidé d’arrêter complètement la production et la vente de la figurine.»

La poupée ultra réaliste de 30 centimètres devait être livrée à partir de février et vendue autour de $99.00. Bien qu’Apple ait réussi à stopper la mise en vente de la figurine, elle est devenue un objet de collection. Elle a, en effet, fait son apparition sur eBay pour la modique somme de $2500.00. Ouch!

Ce n’est pas la première fois qu’une entreprise chinoise reçoit une mise en demeure des avocats d’Apple. Il y a un an à peine, la société M.I.C Gadget se voyait forcer de retirer du marché une poupée du même type. Mais pas avant d’en avoir vendu 300 à $79.00.

Morale de cette histoire : on ne badine pas avec les avocats d’Apple. Mais ça, on le savait déjà.

Stéphane Garneau

Source : macplus.net, mercurynews.com, pcmag.com
Photo : In Icons

Apple veut vous éduquer

Vendredi 20 janvier 2012

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Lors d’une présentation qui avait lieu hier à New York, Apple a annoncé une série d’initiatives reliées au monde de l’édition de livres numériques et à celui de l’éducation.

  • iBooks 2, une nouvelle génération de l’application de lecture et de magasinage de livres pour iPad, qui ajoute des fonctions conçues pour les manuels scolaires. Exemple: Life on Earth, un manuel de biologie destiné plus ou moins aux élèves du secondaire dont on peut télécharger un échantillon gratuitement, permet de zoomer sur certains éléments de contenu (cartes géographiques, images), d’annoter son livre et de souligner les passages importants assez simplement, et de regarder des clips audio-visuels intégrés. Semble-t-il qu’il sera aussi possible d’ajouter des questions et réponses interactives aux manuels, etc. Pas mal… D’autant plus qu’un livre numérique est facile à mettre à jour en cas de coquilles et qu’il ne pèse pas lourd dans un sac à dos! Ceci dit, il ne semble pas y avoir de livres complets disponibles au Canada pour le moment (quelle surprise…) et rien en français non plus (Diantre!..) alors il reste à voir si cela sera vraiment utile ici; tout dépendra de l’intérêt des éditeurs et de l’adoption du iPad dans les écoles.
  • iTunes U, la section d’iTunes consacrée au contenu éducatif, est maintenant disponible sous forme d’application pour iPad. Cela facilitera l’accès aux cours, présentations et autres podcasts diffusés sur la plate-forme. Une fonction pour enseignants leur permettra aussi d’assigner des devoirs et de recommander des contenus à aller consulter sur iTunes pour les compléter, ce qui est un peu délicat - surtout si ces contenus supplémentaires devaient être payants…
  • iBooks Author, un logiciel gratuit (disponible sur le Mac App Store; vous n’espériez pas que ça serait sur Windows, quand même?) qui permet de créer soi-même ses livres interactifs. J’y ai jeté un bref coup d’oeil, et ça ressemble à un croisement entre un logiciel de présentations et un traitement de texte; facile à utiliser, pas de surprises. Il est possible d’exporter son livre en format PDF (sans les fonctions avancées) ou en format iBooks, et de tester immédiatement le résultat sur son iPad en ajoutant le fichier à sa bibliothèque iTunes. Une belle solution non seulement pour éditer des livres commerciaux, mais aussi pour préparer un album de photos/vidéos de famille par exemple.

Une controverse a rapidement éclaté au sujet des conditions d’utilisation d’iBooks Author. En effet, si on désire distribuer son livre gratuitement, il semble qu’il n’y ait aucune restriction… Mais pour le vendre, il faudra obligatoirement passer par iTunes et donc verser la commission habituelle de 30% à Apple. Et bien sûr, votre livre ne pourra jamais être lu par un appareil d’une marque concurrente, non plus.

Restrictif? Oui, absolument. L’auteur d’un livre qui serait techniquement compatible avec une tablette Android, par exemple, devrait tout au moins le reconstruire avec un autre outil avant de pouvoir accéder à ce segment de marché - et ça, à condition qu’Apple n’exige pas de contrat d’exclusivité. Même chose pour un éditeur qui voudrait produire une version imprimée. À ma connaissance, c’est la première fois que l’on voit ce genre de choses dans le marché du livre numérique.

D’un autre côté, on peut considérer que la création d’un livre interactif est comparable à celle d’une application, et qu’avec iBooks Author, Apple fournit gratuitement un SDK pour sa plate-forme - et peut donc, légitimement, interdire qu’on s’en serve pour créer du contenu pour une plate-forme concurrente. Il y a donc des arguments valides des deux côtés de la discussion, et il faudra voir comment tout cela se traduira en pratique avant de tirer des conclusions plus définitives.

– François Dominic Laramée

Des ordinateurs portables… vraiment portables

Mercredi 21 décembre 2011

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Un tiers des propriétaires de cellulaire ont adopté le téléphone intelligent. On n’a pas de mal à les reconnaître. Ils sont des millions à déambuler dans la vie avec la tête penchée vers leur gadget bien vissé dans le creux de la main. Vous êtes sans doute entré en contact avec l’un d’eux, littéralement, par un petit coup d’épaule distrait, au détour d’un coin de rue…

Pour un nombre grandissant d’entre-nous, ils sont devenus une extension de notre corps et nous n’allons pas nous en débarrasser de sitôt. En fait, nous allons être de plus en plus absorbé par les écrans mais nous ne pouvons pas continuer à avancer dans la vie la tête penchée, il y a trop d’obstacles à éviter. Ce que ça prend, c’est un écran qui élargit notre champ de vision.

Selon le New York Times, au cours de la dernière année, aussi bien chez Google que chez Apple, on aurait commencer à travailler à des ordinateurs (portables) intégrés aux vêtements. Le principal objectif évidemment, est de vendre encore plus de téléphones intelligents.

Dans les laboratoires de Google, on se concentre sur des périphériques, intégrés aux vêtements ou portés comme un accessoire (montres, boucles d’oreilles, etc.), qui communiqueraient avec votre téléphone intelligent.

Chez Apple, on a développé des prototypes qui pourraient communiquer avec le iPhone et afficher des informations sur son écran; ou encore sur celui du iPod Nano, qu’Apple nous encourage déjà à porter comme une montre. Un petit groupe de chercheurs travaille aussi à un écran flexible qu’on porterait autour du poignet et avec lequel on communiquerait en utilisant le logiciel de reconnaissance vocale Siri.

Il semble clair qu’au cours des 10 prochaines années, des périphériques vont être intégrés dans nos vêtements et accessoires et que le cerveau au centre de toutes ces activités de communication sera le téléphone intelligent. Après tout, c’est déjà un ordinateur qu’on porte sur soit de façon presque permanente. La recherche indique d’ailleurs qu’il est rarement à plus de trois pieds de son propriétaire. Pouvons-nous en dire autant de notre partenaire de vie?
Tirez vos propres conclusions ;-)

Stéphane Garneau

Source : nytimes.com, photo par Ed Yourdon

Tablettes : des alternatives intéressantes à l’iPad d’Apple

Mercredi 7 décembre 2011

Tablettes alternatives à l'iPad d'Apple

L’iPad est un produit sexy, avouons-le. La tablette d’Apple fait très bien le boulot, sinon il ne se serait pas écoulé autant d’exemplaires dans le monde. Mais est-ce que l’iPad est la seule tablette digne de ce nom sur le marché?

Absolument pas.

Comparons l’iPad aux autres tablettes

L’iPad possède un écran en format 4:3, ce qui rend la lecture de documents et la navigation Web agréables, mais la lecture de vidéos en HD nous donne droit à un recadrage et un rétrécissement de l’image, puisque la résolution de l’iPad est inférieure au HD 720p, contrairement à la majorité des tablettes Android récentes, qui affichent une résolution de 1280×800 (sur un écran en format 16:9, par-dessus le marché).

L’iPad, contrairement à plusieurs tablettes Android, ne possède ni port USB, ni lecteur de carte SD, ni sortie HDMI de base. Par contre, on peut obtenir un lecteur SD ou une sortie HDMI en achetant un adaptateur.

La compétition

Voici donc quelques tablettes Android dignes de compétitionner avec l’iPad d’Apple.

  1. Tablette Asus Eee Pad TransformerAsus Eee Pad Transformer
    Lancée en avril dernier, cette tablette offre un lecteur microSD ainsi qu’une sortie HDMI à la base. Mais ce qui la distingue de la compétition est son socle servant de clavier, qui transforme la tablette en véritable Netbook à écran tactile! Le socle comprend non seulement un lecteur de carte SD ainsi deux ports USB complets, mais aussi une pile, qui permet de doubler l’autonomie de la tablette.

    La tablette coûte environ 399$ en version 16 Go, 449$ en version 32 Go. Il faut compter 100$ supplémentaires pour un ensemble comprenant le socle servant de clavier. Le socle se détaille environ 149$ lorsqu’acheté seul.

  2. Tablette Asus Transformer PrimeAsus Transformer Prime
    Cette tablette est disponible depuis le 5 décembre. Encore plus mince, plus légère (586 grammes à peine!) et plus performante que sa petite sœur, elle sera la première tablette à rouler le système d’exploitation Android 4.0 Ice Cream Sandwich qui, selon les experts, viendra vraiment rivaliser avec l’iPad au niveau logiciel, en plus de bénéficier de son fameux socle servant de clavier.

    Son prix se situe autour de 499$ pour la version 32 Go. On doit ajouter 149$ pour le socle servant de clavier. À noter que la Transformer originale devrait continuer d’être offerte, à cause de son prix compétitif.

  3. Tablette Samsung Galaxy Tab 10.1Samsung Galaxy Tab 10.1
    Mince et légère, cette tablette est tellement similaire à l’iPad 2, qu’Apple a décidé de poursuivre Samsung pour violation de multiples brevets. Par contre, tout comme l’iPad 2, elle ne possède malheureusement aucun port standard.

    Disponible uniquement en version Wi-Fi 16 Go, son prix varie entre 449$ et 499$, mais elle serait plutôt difficile à trouver, tant les gens se l’arrachent.

  4. Tablette Sony Tablet SSony Tablet S
    La tablette de Sony se distingue par sa forme ressemblant à un magazine replié sur lui-même, offrant une excellente prise en main. Il est possible de jouer sur cette tablette à des jeux de la PlayStation originale et de la PSP, au moyen de contrôles tactiles à l’écran. Un logiciel intéressant est cependant inclus sur cette tablette: une télécommande universelle, tant infrarouge que Wi-Fi, vous permettant de contrôler à peu près tous les appareils de votre salon, ou même de votre maison! (bonjour la domotique!)

    Disponible au prix de 449$ pour la version 16 Go, 549$ pour la version 32 Go.

Quelques autres tablettes viendront s’ajouter sous peu à la liste des tablettes intéressantes, comme la Motorola Xoom 2 (disponible en éditions média de 8,2 pouces ou standard de 10,1 pouces) ou encore l’iPad 3, sur laquelle beaucoup de rumeurs circulent, mais dont on sait peu de choses.

En ce qui concerne le Blackberry Playbook, son avenir est encore incertain. Une mise à jour importante est prévue pour février 2012, mais d’ici-là, l’entreprise Research in Motion a dû couper de 300$ le prix de ses tablettes afin de relancer les ventes.

Quant aux tablettes Windows 8, il faudra attendre au moins jusqu’en juin 2012 pour voir le premier modèle arriver en magasin. Cependant, les tablettes équipées d’un processeur ARM ne bénéficieront pas de la compatibilité avec les applications Windows roulant normalement sur un PC (tout comme l’iPad ne peut rouler les applications Mac OS X).

Conclusion

Il existe des tablettes de différentes tailles et offrant des caractéristiques très variées. Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets, surtout lorsque l’un des joueurs décide d’y aller d’une « vente de feu » comme Research in Motion avec la BlackBerry PlayBook.

Mais ne vous fiez pas à l’avis de ceux qui crient le plus fort, ni même au prix. Basez plutôt votre décision selon vos besoins à vous et selon les applications dont vous avez (et aurez) besoin.

Qui sait, le fait de dépenser quelques dollars de plus au départ pourrait changer complètement votre expérience et vous en fera économiser davantage au niveau de l’achat d’applications ou d’accessoires.

Stéphane Vaillancourt (alias Le Technophile)
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