Selon une enquête de l’agence de marketing 11mark citée par le New York Times, 91% des Américains âgés de 28 à 35 ans affirment qu’ils utilisent leurs téléphones intelligents ou leurs tablettes sur la bolle des toilettes. Pire: près d’un quart des répondants ont avoué qu’ils n’allaient jamais aux toilettes sans leur téléphone - peut-être au cas où ils seraient victimes d’un accident de “tirage de chaîne” et où ils auraient besoin d’appeler le 911 pour qu’on vienne les sortir de la bolle avec les pinces de désincarcération?!?
Et que fait-on avec son téléphone sur la bolle? On prend des appels (63%), on téléphone soi-même (41%), on participe à des appels conférence pour le travail (20% des hommes), et on effectue parfois même des achats en ligne… Probablement pour commander du papier de toilette quand il n’y en a plus.
Un petit conseil à ceux qui agissent de cette façon pas très hygiénique: nettoyez votre téléphone avant de vous le mettre dans le visage…
– François Dominic Laramée, qui se sent malpropre juste de parler de ce sujet. Crédit photo: Mcgill, Wikimedia Commons
La plupart des études scientifiques sur la relation entre les ondes cellulaires et l’incidence de cancer publiées au cours des dernières années n’avaient découvert aucun lien statistiquement significatif, mais un doute subsistait puisque ces études étaient souvent courtes, portaient sur un petit nombre de gens, ou souffraient des deux défauts à la fois. Et aussi parce que quelques autres études, elles, semblaient démontrer des tendances troublantes. Tellement que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré le cellulaire “potentiellement cancérigène” et appelé les chercheurs à réaliser des études plus poussées sur la question.
Or, ces études étaient déjà en cours. Les résultats de l’une d’entre elles, longitudinale (et colossale), viennent d’être publiés, et ils sont rassurants: les chercheurs n’ont rien trouvé du tout.
L’étude a été réalisée au Danemark, dont les lois sont particulièrement favorables aux études longitudinales sur la santé puisque l’on peut retracer l’historique médical de toute la population assez facilement. Les chercheurs ont donc pu étudier les dossiers de quelque 360 000 abonnés cellulaires, soit la totalité de la population danoise dont on a pu identifier les habitudes en la matière. Et en vérifiant les données sur une période de 15 ans, ils n’ont découvert aucune hausse significative des cas de cancer. Pour certains types de cancer, certains segments de la population démontraient quelques cas de plus que la moyenne, mais rien qui sorte des fluctuations statistiques normales. Pour d’autres types de cancer, les utilisateurs de cellulaires étaient moins à risque que la population en général - mais encore là, rien qui sorte des fluctuations auxquelles on s’attend dans la réalité.
Les chercheurs continueront leurs travaux pour vérifier les effets à très long terme du cellulaire. Pour le moment, l’étude ne porte que sur une période de 15 ans… Parce qu’il n’y avait peu ou pas de cellulaires au Danemark avant cette période.
En attendant, le principal danger du cellulaire reste son utilisation au volant…
Un sandwich à la crème glacée avec votre téléphone?
Hier soir, à une heure bien tardive ici puisque l’événement se tenait à Hong Kong, Samsung et Google ont dévoilé à la fois la prochaine génération du système d’exploitation Android (la 4.0, surnommée Ice Cream Sandwich) et le prochain téléphone-phare du géant coréen, le Galaxy Nexus.
LE GALAXY NEXUS
Voici d’abord les spécifications les plus importantes du Galaxy Nexus de Samsung, le “téléphone autrefois connu sous le nom de Nexus Prime”.
Un processeur bicoeur de 1,2 GHz. À titre de comparaison, l’Atrix de Motorola et le iPhone 4S utilisent des processeurs de 1 GHz; oui, toutes les comparaisons basées sur la cadence sont boiteuses, mais on peut assumer que le Galaxy Nexus sera au moins aussi puissant que ces deux rivaux.
1 Go de mémoire vive, soit le double du iPhone 4S.
Un gigantesque écran de 4,65 pouces de diagonale, en résolution 720p (1280 x 720), utilisant la technologie Super AMOLED avec un ratio de contraste de 100 000 : 1. Temps de réponse? Semble-t-il que ce serait 0,01 ms, ce qui est 400 fois plus rapide que mon téléviseur HD!
Un appareil-photo 5 mégapixels à l’arrière, une caméra 1,3 mégapixels à l’avant, avec enregistrement vidéo 1080p à 30 images par seconde… et avec un stabilisateur intégré.
Compatible avec les réseaux LTE, HSPA+, GPRS, et EDGE (pour les pas chanceux!), selon les régions et les fournisseurs.
Une batterie de 1 750 mAh, ce qui ne sera certainement pas de trop pour alimenter tout ça.
Le Galaxy Nexus contient aussi une puce NFC pour les paiements sans fil (comme le Nexus S), l’ensemble boussole/GPS/accéléromètres, un baromètre (?!?!), et pas de boutons physiques au bas de l’écran.
Bref, une bête de puissance, mince (9 mm), et pas tellement plus long et large qu’un Nexus S ou un iPhone malgré la taille de son écran. Ceux qui aiment tenir leur téléphone dans une main et composer avec le pouce pourraient aussi avoir besoin… d’un long pouce pour parcourir toute la surface de l’écran, mais honnêtement, c’est pas mal tout ce qu’on peut reprocher à ce téléphone, à part peut-être une résolution photo modeste.
ANDROID 4.0
Parmi les innovations qui viendront avec la prochaine génération d’Android, il y en a quelques-unes qui font saliver elles aussi:
La reconnaissance faciale pour déverrouiller son téléphone.
Un outil de gestion de la consommation de bande passante élégant et complet.
Un moteur de reconnaissance de texte ultra-rapide et plus efficace qu’avant.
La synchronisation des signets de navigation Web avec Chrome.
Android Beam, un service NFC qui permet d’échanger des liens, des cartes, des images, etc., entre deux téléphones à proximité l’un de l’autre.
Il y a aussi des améliorations majeures aux applications de contacts, à Gmail, et au calendrier, et quelques modes rigolos pour triturer ses photos au moment-même où on les prend. Et dans la catégorie “il était temps”, il y a:
La création de dossiers en déposant une icône sur une autre, comme dans iOS.
Un meilleur clavier, avec des recommandations plus simples et un outil de copier-coller plus fonctionnel. Ça, ça ne fera pas de tort.
Les notifications présenteront une petite image de nos contacts. Rien de majeur, mais sympathique.
Et un outil de captures d’écran.
Enfin, il semblerait que la résolution d’écran “native” d’Android 4.0 sera 720p. Ce qui est chouette pour les propriétaires de Galaxy Nexus, mais peut-être pas autant pour ceux qui ont d’autres téléphones ou des tablettes Android avec 800 lignes de résolution. Enfin, on verra.
Voici une petite vidéo promotionnelle assez spectaculaire:
Et une démonstration réalisée par Tech Crunch:
ALORS, C’EST POUR QUAND?
Le Galaxy Nexus sera lancé aux USA en novembre. Ici? “Prochainement”, selon les communiqués, mais on n’en sait pas plus. Espérons que ce sera plus rapide que pour le Nexus S, qui est arrivé plusieurs mois en retard de notre côté de la frontière.
Et si vous avez un autre téléphone Android 2.3.x, il est probable que vous deviez attendre à 2012 avant de voir la mise à jour au 4.0 apparaître sur votre machine.
Quand vous étiez petits, votre maman vous a sûrement déjà dit de regarder des deux côtés de la rue avant de traverser. (Et Oncle Georges/Daniel Lemire, lui, a spécifié qu’il fallait le faire même dans un sens unique, parce que “ça recule, un char”!)
Pourtant, selon une étude menée pour le compte de Safe Kids Canada et FedEx auprès de 1018 parents canadiens, seulement 28% d’entre eux ont déjà discuté avec leurs enfants du risque que pose l’utilisation du cellulaire (pour parler ou envoyer des textos) en traversant la rue. Un risque bien réel, pourtant, parce que si le téléphone peut distraire un conducteur, il peut aussi distraire un piéton ou un cycliste. Quant au texto, pas besoin d’élaborer bien longtemps sur ses dangers; il suffit de se rappeler les histoires de piétons qui tombent dans des bouches d’égout ouvertes parce qu’ils sont trop occupés avec leurs téléphones pour voir où ils s’en vont!
Et pourquoi les parents négligent-ils ce risque? Peut-être parce que 34% des parents utilisent eux-mêmes leurs cellulaires (textos inclus) en traversant la rue…
Sur le marché américain, les téléphones Android sont en train de distancer le iPhone en termes de parts de marché. Au deuxième trimestre, le système d’exploitation de Google obtenait pas moins de 52% du marché des téléphones intelligents, loin devant iOS (29%) et BlackBerry OS (11%). Windows Phone 7, Windows Mobile et webOS (qui se retrouve dans les limbes depuis que HP a annoncé son intention de ne plus produire d’appareils l’utilisant) sont loins derrière, à moins de 5% chacun.
Ceci dit, le fait que l’on attende un nouvel iPhone pour bientôt a certainement beaucoup à voir avec la baisse relative des ventes d’Apple; les “power users” préfèrent attendre la nouveauté, peut-être disponible en octobre, tandis que bien d’autres ont retardé l’achat d’un iPhone 4 jusqu’à l’inévitable baisse de prix qui a eu lieu au cours des dernières semaines, longtemps après la fin de la période couverte par l’étude.
Mais si la progression d’Android constitue une excellente nouvelle pour les manufacturiers d’appareils et pour Google, les nouvelles sont plus mitigées pour les développeurs d’applications. En effet, selon une étude de Nielsen, si les usagers d’Android passent une heure par jour en tête-à-tête avec leurs téléphones, ils le font presque exclusivement avec un très petit nombre d’applications. Si on considère l’ensemble de la population, les 50 applications les plus populaires accaparent 61% de tout le temps d’utilisation, ce qui ne laisse que 39% du temps pour les 250 000 autres… Pas facile de se faire entendre dans ce marché!
Enfin, une autre statistique qui laisse songeur: pendant le deuxième trimestre, les attaques de maliciels visant Android ont bondi de 76%, avec 44 cas recensés selon la firme de sécurité informatique McAfee, ce qui en fait la plate-forme mobile la plus ciblée par les cybercriminels. Soyez donc prudents quand vous magasinez vos applications, surtout dans des marchés plus ou moins recommandables: la popularité d’Android attire la convoitise des pirates.