Jouer à Katamari Damacy sur n’importe quel site Web

Mercredi 16 mars 2011

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Trois petits comiques ont récemment gagné le concours Yahoo HackU 2011, à l’Université de Washington, en développant un “bookmarklet” (un signet-applet? signapplet?) qui permet de transformer n’importe quelle page Web en Katamari Damacy.

Pour profiter de leur savoir-faire, il suffit d’aller chercher le bout de code sur leur site, de l’intégrer à Firefox ou à Chrome, et de jouer. Il est possible que ça fonctionne aussi sur d’autres navigateurs (j’ai d’ailleurs capturé l’image au haut de cette page en jouant à l’intérieur de New News Wire) mais les résultats ne sont pas garantis.

Passez une belle journée bien productive, là!

– François Dominic Laramée, via Kotaku

Pwn2Own: Chrome et Firefox règnent toujours en matière de sécurité

Vendredi 11 mars 2011

capture-de28099ecran-2011-03-11-a-075446Google avait promis 20 000$ à la première personne qui arriverait à percer la sécurité de son fureteur Chrome lors de la compétition pour bidouilleurs et experts en sécurité informatique Pwn2Own. Personne n’a gagné. En fait, personne n’a même essayé.

Deux groupes avaient annoncé leur intention de tenter leur chance, mais l’un des deux s’est désisté pour s’attaquer plutôt à BlackBerry, tandis que l’autre ne s’est même pas présenté au site de la compétition. Trop difficile. Ou plutôt, l’architecture de Chrome est suffisamment intelligente pour que l’on ne puisse pas s’emparer d’un ordinateur en utilisant les failles de sécurité du navigateur.

Le navigateur Firefox, le Nexus S de Samsung (qui roule Android 2.3 et qui arrivera au Canada en avril) et le Dell Venue (un téléphone Windows 7) n’ont pas été attaqués non plus. Le chercheur qui prévoyait attaquer le Nexus S a plutôt informé Google de la faille, qui a été corrigée avant la compétition. Gentil monsieur.

Les autres cibles potentielles, elles, ont eu moins de succès:

  • Safari sur un Macbook Air n’a tenu que… 5 secondes. Une équipe française avait bien préparé son coup, qui a marché instantanément, même si la mise à jour à la version 5.0.4 avait été publiée seulement quelques minutes auparavant. (Autrement dit: la faille découverte par les bidouilleurs était soit inconnue d’Apple, soit connue mais pas encore corrigée.)
  • Internet Explorer 8 sous Windows 7 a lui aussi succombé au premier candidat qui s’est rué sur lui et qui a tiré partie de trois faiblesses différentes.
  • Lors de la deuxième journée, le iPhone 4 et le BlackBerry Torch 9800 ont été vaincus sans trop de mal - dans le cas du iPhone, le gagnant de la compétition en était à son 4e prix en 4 ans.

Ça donne à réfléchir, n’est-ce pas?

– François Dominic Laramée, qui n’aime pas l’interface de Chrome mais qui va bien finir par devoir s’y habituer

Un “App Store” pour le Web, signé Google

Jeudi 26 août 2010

capture-de28099ecran-2010-08-24-a-095026Décidément, il n’y a pas un seul domaine d’activité relié de près ou de loin à Internet que l’appétit vorace de Google ne contemple pas en se léchant les babines.

Lors de la conférence pour développeurs de jeux vidéo GDC Europe,  des représentants de Google (dont Mark DeLoura, une vieille connaissance du temps où nous étions tous les deux auteurs de livres et articles sur les jeux, qui a quitté Google depuis) ont présenté plus de détails concernant le Chrome Web Store, un magasin d’applications pour le Web qui ouvrira officiellement ses portes en octobre. Les développeurs peuvent déjà soumettre leurs applications - qui fonctionneront dans n’importe quel fureteur Web “moderne”, pas seulement dans Chrome, soit dit en passant.

Et histoire d’attirer de l’offre (et de faire mal à la compétition), Google a l’intention de ne prélever qu’une commission de 5% sur le prix de vente, tout le reste allant au développeur ou à l’éditeur de l’application. Quand on compare au standard de l’industrie, qui tourne autour de 30%, c’est une véritable aubaine… On peut donc prédire, sans trop de risque de se tromper, que la grande majorité des applications Web se retrouveront sur le Chrome Web Store très rapidement, ce qui ne pourra que simplifier la vie des consommateurs qui ont parfois du mal à trouver ce dont ils ont besoin dans la jungle actuelle du Net.

Pour ceux parmi vous qui comprenez l’anglais (et qui pouvez digérer le langage du marketing!), voici une vidéo explicative qui en dit un peu plus long. Nous aurons certainement l’occasion d’y revenir une fois le magasin ouvert.

– François Dominic Laramée