HALO: Reach

Lundi 11 octobre 2010

960512_20100915_640screen006HALO REACH

  • 60$ à 150$ selon les éditions
  • Plate-forme: XBOX 360
  • Cote ESRB:  M (17 ans et plus)
  • Disponible en français
  • halo.xbox.com

Pourquoi avoir attendu à aujourd’hui pour vous parler de HALO: Reach? D’abord parce que c’est cette semaine que vous pourrez voir ma critique du jeu à La revanche des nerdZ. Et aussi parce qu’il faut bien avouer que, quand un jeu génère des ventes de 200 millions de dollars en 24 heures lors de son lancement, les critiques n’auront pas beaucoup d’influence de toute façon!

LA NATURE DU JEU

Au cas où il y en aurait 2 ou 3 parmi vous qui viendraient d’émerger d’un long séjour au fond d’une caverne, HALO: Reach fait partie d’une série de jeux de tir en mode subjectif qui se déroule au 26e siècle, pendant une guerre entre l’humanité et le Covenant, une association de races extra-terrestres fanatiques qui considèrent que les êtres humains sont une abomination qu’il faut rayer de la carte de l’univers à tout prix. Pas question de négocier fort, fort.

HALO: Reach est un prologue à la série: il se passe avant les autres jeux, au début du conflit, et met en vedette une nouvelle gamme de personnages qui viennent remplacer le fameux Master Chief.

LES FORCES

La série HALO a introduit, ou du moins popularisé, un certain nombre de mécanismes qui sont devenus des standards dans le domaine des jeux de tir sur consoles: les boucliers d’énergie/marqueurs de santé qui se rechargent automatiquement quand on se cache pendant quelques secondes en sont un bon exemple. On peut donc difficilement blâmer les développeurs de Reach d’avoir conservé ces classiques, même si on commence à les trouver quelque peu vieillots, tout comme on peut difficilement blâmer Paul McCartney de chanter Yesterday même si tout le monde et sa belle-mère en ont enregistré des versions cover (au nombre de plus de 3 000, selon le Livre des records Guinness!)

Ceci étant dit, ce qui fonctionne le mieux dans Reach, c’est justement ce qui était présent dans les épisodes précédents: la variété d’armes réalistes et de science-fiction qui permettent de changer de tactiques au besoin, la variété des ennemis (que l’on connaît pas mal tous déjà), les boucliers d’énergie, la fluidité des contrôles, le jeu en réseau, et la beauté et la taille des environnements. Est-ce que c’est suffisant pour en faire un jeu de très bonne qualité? Bien sûr. C’est diablement efficace, comme recette. Et il y a quelques armes nouvelles qui viennent l’épicer un tout petit peu. Mais c’est une recette qu’on a déjà vue plusieurs fois…

960512_20100915_640screen005L’utilisation de quelques power-ups pour devenir invulnérable pendant quelques secondes ou pour accélérer les déplacements est bienvenue, mais relativement secondaire. Les autres nouveautés m’ont moins convaincu. Je suis donc quelque peu resté sur ma faim.

LES FAIBLESSES

Depuis Gears of War, on dirait que tous les développeurs de shooters se sentent obligés de nous affubler de coéquipiers gnochons qui passent leur temps à s’engueuler et/ou à se mettre les pieds dans les plats, et dont la conversation est un déluge de stéréotypes pas intéressants pour deux sous. Notre escouade de Spartans, dans HALO: Reach, ne fait pas exception - et bien que je n’aie aucune expérience militaire, j’ai un peu de mal à croire que des soldats d’élite se comportent vraiment comme des caves pendant des missions où ils risquent leurs vies. Il me semble qu’ils ne feraient pas long feu… Au moins, contrairement à un des twits du premier Gears of War dont j’oublie le nom, ils ne trébuchent pas systématiquement dans tous les pièges de l’ennemi, mais c’est le mieux qu’on puisse dire à leur sujet.

Et tant qu’à faire partie d’une équipe, pourquoi est-ce que nos coéquipiers ne pourraient pas être un peu plus utiles? Si je dois tout faire moi-même de toute façon, parce que les autres tirent mal et conduisent encore plus mal (essayer de manier le canon à l’arrière d’un véhicule Warthog pendant que l’intelligence artificielle conduit, c’est assez pénible pour vous faire regretter de ne pas être chez le dentiste), j’aime encore beaucoup mieux travailler seul comme à l’époque de Master Chief.

Et un truc qui me dérange toujours dans la série HALO, c’est que les options de tactiques défensives sont assez limitées. J’aime bien, dans un shooter, pouvoir m’accroupir derrière un obstacle ou me plaquer sur un mur pour tirer sur un adversaire tout en restant relativement couvert. Dans HALO, on peut se cacher si on veut, mais pour tirer, faut se mettre à découvert. Pas élégant - surtout que notre personnage, qui fait partie d’une génération de Spartans plus ancienne que Master Chief, est trop fragile pour toujours foncer dans le tas.

Finalement, pour quelqu’un comme moi qui n’affectionne pas particulièrement le jeu en réseau, la campagne est trop courte.

CONCLUSION

HALO: Reach est le produit d’un travail compétent, bien fait, de haut de gamme, mais pas particulièrement inspiré. Les fans de la série, surtout ceux qui passent leurs fins de semaine sur XBOX Live, vont être parfaitement satisfaits. Ceux qui n’avaient pas embarqué dans les épisodes précédents, par contre, ne trouveront rien pour les faire changer d’avis. C’est pourquoi je lui accorde un NerdZ en Argent plutôt qu’en or: il manque une ou deux nouveautés efficaces pour mériter l’or.

– François Dominic Laramée

Allez-vous jouer à Halo: Reach?

Mardi 3 août 2010

Pendant que j’attends toujours l’arrivée de mon nouveau iMac Core i7 de 27 pouces pour jouer à Starcraft II (il est aux douanes à Calgary en ce moment), il faut déjà penser aux jeux console de l’automne. Sur XBOX 360, l’un des plus attendus est sans contredit Halo: Reach, le prologue à la trilogie qui a donné ses lettres de noblesse à la plate-forme de Microsoft.

Je ne suis pas un grand fan de shooters, vous le savez sans doute, mais les Halo ont été parmi mes favoris des dernières années. Reach sera donc au programme de l’émission vers la fin septembre. En attendant, en voici la dernière bande annonce:

Et vous, attendez-vous Halo: Reach avec impatience ou avec indifférence?

– François Dominic Laramée