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Critères de sélection pour une tablette tactile

Mercredi 30 novembre 2011

Tablettes tactiles

Vous souhaitez vous procurer une tablette, mais ne savez pas trop par où commencer?

Il est important de faire une petite évaluation de vos besoins…

Le système d’exploitation

Sachez d’abord qu’il n’existe actuellement que deux systèmes d’exploitation dignes de ce nom sur le marché des tablettes : iOS (Apple) et Android (Google). S’il n’existe qu’un modèle de tablette sous iOS, soit l’iPad, la situation est complètement différente du côté Android, où chaque manufacturier y va d’un modèle avec des composantes matérielles différentes, et parfois même avec une version modifiée d’Android.

De son côté, la tablette Blackberry PlayBook possède aussi son propre système d’exploitation, dont une mise à jour est prévue en février 2012, mais le succès et la survie de l’appareil sont plus qu’incertains au moment d’écrire ces lignes.

Enfin, il existe des tablettes roulant sous Windows, mais le système d’exploitation dans sa forme actuelle n’est pas adapté aux écrans tactiles.

Par contre, nous verrons bientôt apparaître Windows 8, de Microsoft, avec son interface Metro très prometteuse (et similaire à celle retrouvée sur les téléphones intelligents roulant sous Windows Phone).

Tablettes - Systèmes d'exploitation

À quoi servira la tablette?

Vous devez déterminer quelle sera votre utilisation principale de la tablette : allez-vous naviguer sur le Web, utiliser les réseaux sociaux, regarder des films ou vidéos, lire des livres ou bandes dessinées en format numérique, rédiger un mémoire de maîtrise ou simplement jouer à des jeux?

Car si une tablette est avant tout un objet de divertissement, l’ajout d’un clavier physique peut rendre la rédaction de documents moins pénible (si vous avez déjà tapé plus de 15 minutes sur un clavier virtuel, vous savez que ce n’est pas idéal).

Notez que s’il est possible de brancher un clavier Bluetooth à la plupart des tablettes, certaines (comme la Asus Eee Pad Transformer et la Transformer Prime) peuvent être branchées sur un socle servant de clavier ainsi que de pile d’appoint, augmentant ainsi l’autonomie de la tablette.

Mobilité

En complément à la question précédente, j’ajouterais la question suivante: souhaitez-vous transporter votre tablette partout avec vous?

Si vous prenez le transport en commun de façon quotidienne, une tablette de format 7 pouces serait idéale, puisqu’elle est plus compacte et plus légère qu’un modèle de 10 pouces. En effet, le poids d’une tablette de 7 pouces tourne généralement autour de 400 grammes, ce qui est bien inférieur aux 600 à 700 grammes d’une tablette de 10 pouces.

Si toutefois vous prévoyez l’utiliser principalement dans votre salon, une tablette offrant un écran de plus grande taille serait préférable, puisque vous obtiendrez une plus grande surface pour consommer le contenu Web ou multimédia de votre choix.

Stockage

La plupart des tablettes proposent une capacité de 16 Go ou de 32 Go. Sachez que, pour bien des gens, 16 Go sont amplement suffisants… à moins d’y installer des centaines d’applications (à noter que les jeux prennent souvent beaucoup plus d’espace-disque que les applications) ou de vouloir transporter votre bibliothèque musicale en entier, partout où vous allez.

Dans le doute, optez pour la version 32 Go, ce qui vous en coûtera entre 50$ et 100$ de plus, selon la marque de la tablette. Notez que certaines tablettes, comme l’iPad 2 et la Blackberry PlayBook, offrent une version 64 Go.

Composantes

Plusieurs tablettes offrent un lecteur de carte SD ou microSD, un port USB ou micro USB ou encore une sortie HDMI… mais en avez-vous réellement besoin?

Le lecteur de carte SD ou microSD ne sert pas uniquement à transférer des fichiers d’un appareil à un autre: il pourrait vous servir à augmenter la capacité de stockage de votre tablette, advenant le cas où vous la rempliriez à sa capacité maximale.

Un port USB, quant à lui, pourrait vous permettre non seulement de transférer des fichiers à part d’une clé USB ou d’un ordinateur, mais aussi d’y brancher un clavier ou une souris sans fil (même si l’utilité d’une souris devrait être remise en question lorsqu’on a un écran tactile sous la main).

Quant à la sortie HDMI, elle sera utile si vous prévoyez visionner des films ou des photos de votre tablette sur un téléviseur.

Certaines tablettes, comme l’iPad d’Apple, n’offrent pas de tels ports directement sur la tablette. L’achat d’un adaptateur (lecteur SD ou prise HDMI) est requis pour obtenir ces fonctionnalités.

Wi-Fi

Connectivité

Toutes les tablettes peuvent normalement se connecter à Internet via le signal Wi-Fi, à la maison comme dans beaucoup d’établissements publics.

La plupart offrent aussi à connectivité Bluetooth, ce qui permet de transférer des fichiers d’un appareil à un autre ou d’y brancher un périphérique utilisant ce protocole.

Si vous possédez un téléphone intelligent, sachez que vous pouvez probablement l’utiliser comme borne sans fil en partageant sa connexion au réseau cellulaire via les ondes Wi-Fi. L’option de se procurer une tablette pouvant se connecter à un réseau « 3G », « 4G » ou « LTE » devient alors moins intéressante, puisqu’elle coûte plus cher au départ, en plus des coûts entraînés par l’abonnement à un plan de données auprès de votre fournisseur.

Photo et vidéo

Les tablettes sont pratiquement toutes équipées de caméras, tant à l’avant qu’à l’arrière. Une caméra à l’avant peut être pratique pour faire des appels vidéo.

N’achetez pas cependant une tablette pour son appareil-photo de 5 ou 8 mégapixels. Ce ne sont que des chiffres destinés à épater la galerie. Dans les faits, vous ne voudrez pas prendre de clichés en maniant une grosse tablette dans vos mains et si vous le faites, vous n’obtiendrez probablement que des photos de qualité médiocre, même à l’extérieur où l’éclairage est pourtant idéal, tant le capteur est minuscule.

Les prix

Qu’elles aient un écran de 7 ou 10 pouces, les tablettes se détaillent normalement entre 400$ et 700$, à l’exception de la Blackberry PlayBook, qui est disponible à partir de 199$ depuis peu, histoire de remonter les chiffres de ventes, et des modèles dits « 3G » de l’iPad, dont le prix peut atteindre les 829$.

Conclusion

Si vous prenez le temps d’évaluer vos besoins et surveillez un peu le marché, vous trouverez chaussure à votre pied.

Du côté de l’iPad et de la Blackberry PlayBook, le choix est simple: il n’y a qu’un modèle et vous n’avez qu’à choisir la capacité de stockage.

Du côté d’Android, vous aurez accès à une plus grande variété de modèles et d’options.

D’ailleurs, les deux principaux systèmes d’exploitation ont été récemment mis à jour: iOS 5 en octobre et Android 4.0 Ice Cream Sandwich en novembre. Une mise à jour du BlackBerry OS est prévue pour le 14 février 2012 et devrait déterminer (en partie, du moins) l’avenir de cette plateforme et de la tablette.

Si vous avez un peu de temps devant vous, vous pouvez toujours attendre l’arrivée des premières tablettes Windows 8, prévues autour de juin 2012.

Mais ne vous faites pas d’illusions: les tablettes Windows 8 équipées d’un processeur ARM ne permettront pas de rouler les logiciels PC, puisque le type de processeur n’est pas le même (les PC étant équipés de processeurs x86).

Enfin, si vous prévoyez surtout lire des livres et avez un budget restreint, allez-y plutôt vers un livre électronique du type Kindle ou Kobo, dont je vous parlerai une autre fois… :)
 
 
Stéphane Vaillancourt
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Les nouveaux Kindle d’Amazon

Mercredi 28 septembre 2011

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Amazon a dévoilé aujourd’hui sa fameuse tablette “Android léger” tant attendue… Et a quelque peu surpris en annonçant aussi deux autres gammes de liseuses de livres électroniques à bas prix.

Disponible dès maintenant au Canada, le nouveau Kindle de base (109$) est “plus léger qu’un livre de poche et plus mince qu’un magazine”. Il offre un écran de type “encre électronique”, comme ses prédécesseurs, ce qui le rend utilisable au soleil. Et son interface sera disponible en français, une première. Par contre, il sacrifie le clavier physique des modèles précédents; comme il n’a pas non plus d’écran tactile, la recherche de contenu sur le magasin Amazon risque d’être pour le moins compliquée. Il vaudra sans doute mieux commander ses livres sur un ordinateur et les expédier au Kindle par connexion wi-fi.

Le Kindle Touch, lui, offrira un écran “encre électronique” tactile, et la fonction “X-Ray” qui permet d’accéder non seulement à la définition d’un mot en pointant sur lui avec le doigt, mais aussi à du contenu de Wikipedia, et ça, sans quitter le document que l’on lit. Intéressant, surtout pour ceux qui ne lisent pas trop souvent en mangeant des choses grasses et salissantes! Le Kindle Touch sera disponible à compter du 21 novembre… Mais pour l’instant, les précommandes ne sont acceptées qu’aux États-Unis, alors en ce qui concerne sa date de mise en marché internationale, mystère et boule de gomme. On peut tout de même s’attendre à ce que la version canadienne coûte aux alentours de 149$.

Quant à la tablette, elle se nomme Kindle Fire, utilise une version d’Android spécifique à Amazon (et un marché d’applications qui lui est propre), un écran tactile en couleur, un navigateur Web, la possibilité de regarder des films et des émissions de télé en flux continu, tout ça pour 199$US… Mais on ne la verra pas au Canada avant un bon bout de temps (si jamais on la voit un jour), puisque les services qui justifieraient son achat (films et télé) ne sont justement pas offerts par Amazon ici; sans eux, Kindle Fire n’est qu’une liseuse plus chère que les autres et moins efficace puisque son écran sera vraisemblablement pénible à utiliser à l’extérieur.

Enfin, le bon vieux Kindle traditionnel avec clavier demeure disponible, sous le nom de Kindle Keyboard.

Bref, avec Kindle Fire, Amazon attaque le iPad de front, mais aux États-Unis, pas ici. Les autres modèles ne sont pas sans attrait, mais ils représentent une évolution plus subtile par rapport aux modèles précédents; sans doute assez pour attirer de nouveaux clients, mais probablement pas de quoi convaincre les propriétaires de Kindle actuels de faire la mise à jour.

– François Dominic Laramée

#ÉCHEC : des livres électroniques qui ne sont que du pourriel déguisé

Mardi 12 juillet 2011

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Il semble que la popularité du livre électronique, et tout particulièrement celle des outils permettant à n’importe qui de publier des livres pour le Kindle d’Amazon sans effort, ait attiré l’attention de nombreux indésirables.

Selon un article de Reuters, il s’est publié 2,8 millions de “livres non traditionnels” (surtout des livres électroniques) en 2010, comparativement à 316 000 livres ordinaires. Une hausse faramineuse quand on considère qu’il n’y avait que 33 000 livres non traditionnels sur le marché en 2002. Mais de ce nombre, il y a des tonnes de “livres” électroniques qui ne contiennent que du pourriel, du contenu glané ici et là sur le Web, et/ou du matériel plagié. Certains casse-pieds en profitent même pour publier la même chnoutte sous plusieurs titres différents, dans le but de soutirer des sous aux acheteurs peu méfiants; d’ailleurs, il existe maintenant des outils permettant de “publier” plusieurs livres par jour sans écrire un mot, rien qu’en compilant du contenu publié par d’autres.

Et bien sûr, plus il y a un grand nombre de ces faux livres, plus les vrais livres sont difficiles à trouver dans le lot.

Certes, il peut être très utile de compiler du contenu écrit par d’autres et publié librement, histoire de sauver du temps de recherche à ceux qui ont des besoins bien précis. Mais dans la plupart des cas, ce n’est pas de cela qu’il est question ici: on parle plutôt de vol de propriété intellectuelle ou d’escroquerie.

Amazon a du pain sur la planche; les spammeurs ne nous laisseront jamais tranquilles…

– François Dominic Laramée

Des livres numériques en français avec FNACbook

Mardi 11 janvier 2011

img_0003Le choix de livres numériques en français sur iBook Store ou sur Amazon laisse beaucoup à désirer, surtout en ce qui concerne les livres récents. J’ai donc fait l’essai de l’application FNACbook, qui est disponible depuis peu sur iOS au Canada; la FNAC est une chaîne de librairies en France, un peu l’équivalent d’Archambault ici.

D’entrée de jeu, il faut dire que le choix de livres est intéressant. Les prix sont plus élevés que sur iBooks et (surtout) que sur Amazon: 15 à 30 euros contre 9$ pour un livre récent… Mais comme les livres imprimés en français sont plus chers eux aussi, ce n’est pas une surprise.

Il y a aussi un choix assez étonnant de bandes dessinées, dont plusieurs à 4,99 euros. Une belle surprise.

La procédure à suivre pour commander est cependant quelque peu maladroite. On crée un compte. On choisit un titre. On confirme la commande. Deux fois. Puis, il faut aller sortir de l’interface de commande et aller dans sa “bibliothèque” pour cliquer encore un coup avant de télécharger le livre. C’est long. Et l’application de lecture elle-même me semble moins réussie que celles des concurrents: elle ne répond pas très bien au premier abord. J’imagine qu’on s’habitue.

Bref: une solution intéressante qui vient combler un besoin évident, mais j’ai quand même hâte de voir des livres québécois sur iBooks.

N’ayant rien à acheter ces jours-ci (ma bibliothèque compte encore plus de 25 livres achetés et pas lus; misère!), je me suis limité à télécharger des livres gratuits pour le moment. Je ne peux donc pas confirmer s’il y a parfois des problèmes avec les cartes de crédit canadiennes. Si l’un d’entre vous a fait des achats, n’hésitez-pas à nous faire part de vos expériences dans les commentaires.

– François Dominic Laramée

Créer ses propres livres électroniques pour le iPad, le iPod Touch, le Sony eReader, etc.

Mercredi 8 septembre 2010

Si vous avez envie d’utiliser l’application iBooks dans votre iMachinchouette pour réviser vos notes de cours, pour distribuer un rapport à vos collègues de travail ou à vos élèves, ou tout simplement pour lire un document quelconque sans utiliser une application payante, vous pouvez créer vous-mêmes un livre électronique en format ePub, celui utilisé par iBooks et par la quasi-totalité des autres lecteurs de livres électroniques (sauf le Kindle d’Amazon). Voici comment faire:

1. AVEC PAGES

Si vous avez un Mac, la méthode la plus simple consiste à utiliser Pages, le logiciel de traitement de texte d’Apple qui fait partie de la suite iWork (99$). Vous prenez n’importe quel document Pages, et vous lui créez d’abord une table des matières à partir du menu Insertion; ce n’est pas obligatoire, mais ça facilite la navigation dans iBooks:

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Puis, dans le menu Partage, vous choisissez Exporter… et vous cliquez sur l’option ePub.

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Vous possédez maintenant un livre électronique que vous pouvez utiliser dans n’importe quel lecteur compatible avec le format ePub. Pour l’utiliser dans iBooks, il suffit de déposer le document ePub dans votre bibliothèque iTunes; il s’ajoutera automatiquement à votre collection de livres.

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La prochaine fois que vous synchroniserez votre iPad/iPod/iPhone équipé de l’application iBooks, vous verrez votre nouveau livre électronique apparaître dans la bibliothèque. Voilà!

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2. AVEC OPEN OFFICE OU STANZA

Si vous n’utilisez pas Pages, il y a quand même plusieurs options pour transformer vos documents Word ou Open Office en livres électroniques ePub:

  • Le gratuiciel Stanza Desktop, disponible sous Windows et Mac OS X, peut transformer plusieurs formats de fichier (dont les documents Word) en livres électroniques. Les résultats sont plus ou moins concluants selon la complexité de la mise en page, mais ça ne coûte pas cher d’essayer. (Et Stanza offre sa propre application de lecture pour iPhone/iPad, au cas où iBooks aurait du mal à lire vos documents.)
  • Vous pouvez télécharger le logiciel eScape, qui convertit les documents Open Office en ePub.
  • Il existe aussi un plugiciel que vous pouvez intégrer à Open Office pour convertir vos documents sans passer par un outil externe, mais l’installation demande du doigté et la mise en page du document final est très rudimentaire.

– François Dominic Laramée

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