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Le piratage, en Suède, est une religion (littéralement)

Vendredi 13 janvier 2012

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Oui, vous avez bien lu.
« Copiez, téléchargez et partagez », c’est le Credo de l’Église missionnaire du Kopimisme (contraction de ‘Copy Me’, vous aviez compris..). Cette organisation religieuse nouveau genre est officielle depuis le 4 janvier 2012, date à laquelle le gouvernement suédois a reconnu le mouvement comme église à part entière.

Fondé en 2010 par Isak Gerson, un étudiant en philosophie, ce mouvement de 3000 membres vise à promouvoir les vertus du partage et de la copie. Le fondateur a expliqué la raison d’être de la nouvelle église sur le site tomsguide.fr : « Ceux qui pratiquent le piratage sont toujours stigmatisés par la justice. De nombreuses personnes s’inquiètent de finir en prison quand elles copient des fichiers ou les remixent. J’espère qu’au nom de l’église kopiste, cela changera »
On peut noter aussi qu’avec ce nouveau statut, les membres de l’organisation seront plus difficile à traîner en justice pour partage et échanges de fichiers.

Si, chez nous, cette nouvelle église à de quoi étonner; en Suède, il y a un précédent. C’est là qu’est né le premier parti Pirate au monde en 2006. Non seulement ça, mais les suédois, avec un score de 7%, ont envoyé deux députés pirates au parlement Européen aux élections de 2010.

Le mouvement a fait boule de neige avec des volets nationaux dans plus de 25 pays, dont le Canada. Vous trouvez le site web du volet canadien, ici.

Stéphane Garneau

Source : tomsguide.fr, metrofrance.com, lemondeinformatique.fr. Photo par albertoabouganem

Le streaming musical fait diminuer le piratage

Mercredi 5 octobre 2011

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Ce que bien des observateurs soupçonnent semble vouloir se confirmer : l’accès à un large éventail de musique, distribué légalement, via une plate-forme facile à utiliser constitue une alternative attrayante au téléchargement illégal.

Dans une étude suédoise sur les habitudes de consommation des internautes publiée il y a quelques jours, on souligne que depuis l’ouverture du service de streaming musical Spotify en 2009, le piratage de musique en Suède à baisser de 25% (et de 9% depuis le début de 2011).

Ce qui tend à démontrer que l’industrie de la musique se tire dans le pied en poursuivant devant les tribunaux les internautes qui téléchargent de la musique illégalement plutôt que de développer des alternatives légales, variées et conviviales.

spotifySpotifiy est un service de streaming musical qui connaît beaucoup de succès en Europe. Le service est soutenu par la publicité et/ou un modeste tarif mensuel. Un modèle qui semble convenir à un nombre grandissant de consommateurs.

Interrogés sur les raisons qui les ont motivé à adopter un service légal, les participants à l’enquête ont nommé le large éventail de musique distribué comme principale raison dans une proportion de 40%, l’augmentation de la musique disponible (30%), le prix (24%) et la simplicité d’utilisation (24%).

Pour l’instant, le service Spotify est disponible uniquement en Suède, en Espagne, en Norvège, en Finlande, en France, au Pays-Bas, en Grande-Bretagne et aux États-Unis (depuis juillet 2011).

Stéphane Garneau

Source : torrentfreak.com, readwriteweb.com, numerama.com

Droits d’auteur: une poursuite de 75 000 milliards de dollars

Mardi 29 mars 2011

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Ah, l’industrie américaine du disque. Quelle joyeuse bande de joyeux lurons. Quel sens de l’humour. Et quel sens des proportions.

Figurez-vous que, sous prétexte que la copie illégale leur a fait perdre beaucoup d’argent, les représentants de l’industrie ont décidé de poursuivre les créateurs du logiciel de partage de fichiers Limewire. Mais pas pour 50$, ni pour 50 millions$: pour 75 000 milliards de dollars.

Je suis loin d’être un fan de Limewire, qui est une magnifique porte d’entrée pour toutes sortes de virus et d’autres cochonneries. Mais 75 000 milliards de dollars, c’est une fois et demie la valeur totale de l’économie mondiale en 2010. C’est un peu plus de 10 millions de fois le salaire annuel de Scott Gomez (alors qu’on s’entend qu’un Scott Gomez, c’est déjà bien assez.) C’est aussi beaucoup plus que les ventes totales de l’industrie du disque depuis l’invention du phonographe. Autrement dit: un peu trop, genre.

Le juge qui entendait la cause a heureusement envoyé les compagnies de disque promener en disant que même le montant minimal estimé dans leur poursuite, soit 400 milliards$, est absurde et basé sur une interprétation dépassée d’une loi sur la contrefaçon qui n’a pas été mise à jour depuis des décennies. Ou peut-être que le juge en question a déjà entendu un enregistrement de Katy Perry «live», réalisé sans le bénéfice d’un logiciel d’harmonisation, et qu’il s’est dit que si quelqu’un piratait ça, il avait déjà été bien assez puni.

– François Dominic Laramée

Piratage de contenu média: d’abord une affaire de prix

Samedi 19 mars 2011

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C’est la principale conclusion d’une étude réalisée pour le compte du Social Science Research Council, un organisme sans but lucratif basé à New York, et pour une brochette de partenaires d’un peu partout dans le monde.

Réalisée sur 3 ans par quelque 35 chercheurs, l’étude porte sur le piratage de médias dans les “économies émergentes”, et plus particulièrement au Brésil, en Inde, en Russie, en Afrique du Sud, au Mexique et en Bolivie. Elle conclut que le piratage est principalement causé par des prix trop élevés: la musique, les DVD et le logiciel sont souvent vendus à des prix quasiment identiques partout dans le monde, peu importe le revenu disponible des consommateurs, ce qui fait que le même produit coûte (en termes réels) 5 à 10 fois plus cher dans un pays à bas revenus qu’aux États-Unis ou en Europe.

L’étude démontre aussi que, si les lobbies des industries du contenu ont presque partout obtenu des lois criminalisant le piratage, elles ne sont que rarement parvenues à les faire appliquer par les gouvernements et les polices locales, surchargées de travail qu’elles considèrent plus important. D’autant plus qu’aucun lien n’a pu être démontré entre les pirates et le crime organisé ou des organisations terroristes.

– François Dominic Laramée, via Engadget. Illustration du Jolly Roger par WarX sur Wikimedia Commons.

Ça va mal pour le disque compact…

Jeudi 9 avril 2009

Selon un rapport de NPD Group cité par Ars Technica, plus de 17 millions de personnes qui achetaient des CD par le passé ont complètement arrêté de le faire en 2008. Les raisons sont multiples:

  • De plus en plus d’achats en ligne (8 millions de nouveaux acheteurs de MP3 et autres fichiers numériques légaux en 2008).
  • Une réduction globale du budget consacré au divertissement, compte tenu de la mauvaise économie.
  • Une plus grande partie du budget de divertissement consacrée aux jeux vidéo plutôt qu’à la musique.
  • Et bien sûr, le piratage.

Au début de la saison 2007-2008, Pascal prédisait la mort du CD à court terme. J’étais plus optimiste quant aux chances de survie du format: après tout, la qualité d’un MP3 compressé n’égalera jamais celle d’une piste de CD. Sauf que les formats de fichiers sans perte gagnent en popularité (avec le MP3HD qui s’en vient) et que les damnés écouteurs-boutons cheaps vendus avec les lecteurs numériques ne permettent pas vraiment de faire la différence entre un bon enregistrement et un mauvais… Bref: je ne suis pas encore prêt à sacrifier mes CD dans les cas de mes artistes favoris, mais je commence à me demander si Pascal n’avait pas raison après tout.

Vous, le CD, c’est encore d’actualité ou c’est dépassé?

– FDL

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