Vous avez peut-être remarqué la présence de bannières publicitaires du gouvernement du Québec sur le site depuis une semaine ou deux. Elles font la promotion du jeu vidéo en français, essentiellement parce que TOUS les jeux qui seront publiés sur consoles à compter du 1er avril prochain devront être disponibles en français au Québec… Si la version française existe quelque part dans le monde. (En général, si une version française d’un jeu existe ailleurs, c’est qu’elle a été développée pour l’Europe francophone: France, Belgique, Suisse romande.)
Dans le cas des jeux PC/Mac et des emballages de jeux, le français est déjà obligatoire depuis 2007. La nouveauté, c’est que les jeux pour consoles et pour consoles portatives sont maintenant soumises à cette loi. Pourquoi le délai? Parce que les téléviseurs européens et nord-américains n’utilisent pas la même norme d’affichage (PAL là-bas, NTSC et ATSC ici) alors les DVD de jeux développés en Europe ne fonctionnent pas bien sur nos consoles, même celles qui sont trafiquées illégalement pour ne pas respecter les zones de diffusion. Il faut donc créer des disques spécifiques pour le Québec si on veut, par exemple, jouer à un jeu PS3 en français ici. Et ça, ça coûte des sous aux éditeurs. Le gouvernement leur a donc laissé un peu de temps pour s’ajuster.
Ceci étant dit, il n’est pas garanti que tous les nouveaux jeux publiés à partir du mois prochain seront disponibles en français. S’il n’existe pas de version française du tout, nulle part dans le monde, la loi n’oblige pas les éditeurs à en créer une seulement pour le Québec; ils pourront alors continuer à vendre la version anglaise comme avant, avec emballage et documentation en français.
Et il y a aussi un risque que, si une version française d’un jeu existe en Europe mais que l’éditeur nord-américain ne veut pas encourir des frais pour créer des disques francophones ou bilingues ici, le jeu ne soit pas distribué au Québec du tout. Ce genre de choses risque surtout de se produire dans les cas de produits relativement marginaux et/ou d’éditeurs modestes, mais ce sera à surveiller…
– FDL