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Macédoine du mardi: Pourquoi vous recevez autant de spam, etc.

Mardi 6 octobre 2009

Si vous vous demandez pourquoi vous recevez autant de pourriels, voici la raison: c’est parce que c’est payant. Un article de Ars Technica explique que chaque campagne de spam pharmaceutique rapporte en moyenne 4 000$ de ventes à ses auteurs, et que 12% des internautes auraient déjà cliqué sur un spam parce qu’ils étaient intéressés au produit annoncé! 12%! Un sur huit! Ça en fait, du monde à éduquer si on veut se débarrasser de ce fléau un jour…

Si vous en avez assez des films basés sur des jeux vidéo, ne lisez pas ceci: selon Variety et Gamasutra, Chris Wedge, le réalisateur de Ice Age, vient de signer un contrat pour adapter SPORE pour le cinéma. Étrange, mais pas autant que l’idée de faire un film sur l’histoire de la création de Facebook, écrit par Aaron Sorkin (The West Wing) et mettant en vedette Justin Timberlake!

Dans un tout autre ordre d’idée, si le spam n’a pas encore détruit votre disque dur, pourquoi ne pas le faire vous-mêmes en jouant à LOSE/LOSE, un jeu qui génère des ennemis en fonction des fichiers qui se trouvent sur votre disque… Et qui efface ceux-ci lorsque vous tuez les ennemis? Pas intéressés? Êtes-vous certains? OK… (Source: Joystiq)

Combien vaut Twitter? À peu près un milliard de dollars, selon ce que des investisseurs ont récemment payé pour en acheter une partie. (Source: Macworld) Quoique l’article original provenait du Wall Street Journal, qui a récemment identifié les propriétés intellectuelles d’un développeur de jeux comme étant des “protocols internets” privés, rien que parce que “intellectual property” et “internet protocol” ont les mêmes initiales et que leur source avait utilisé l’acronyme IP pour identifier la propriété intellectuelle, alors peut-être qu’il ne faut pas trop se fier sur eux en matière de techno!

En terminant, la vie d’un développeur de jeux vidéo peut parfois être extraordinairement dangereuse. Comme par exemple: quand on montre son nouveau jeu d’arts martiaux mixtes (i.e., de combats extrêmes) à une des vedettes du jeu et que son avatar est classé comme pas mal pourri… Regardez cette vidéo et rigolez un peu: (Source: Joystiq)

– François Dominic Laramée

Mes aventures avec SPORE #6: Sommaire

Jeudi 16 octobre 2008

Pour ceux qui auraient raté la série d’articles sur SPORE, voici des liens vers les 5 premiers épisodes.

Mon opinion finale? Oui, SPORE est parfois un peu décousu, et les différentes phases ne sont pas toutes étincelantes. Non, il n’y a pas d’option multijoueur, ce dont certains se plaignent depuis l’annonce du jeu il y a plus de 3 ans (même s’il serait parfaitement absurde d’essayer de jouer en groupe à un monstre pareil.) 

Mais en bout de ligne c’est clairement mon jeu favori de l’année. Et quand on considère qu’il y a eu deux jeux de la série CIVILIZATION lancés cette année (Civ Revolution pour les consoles cet été, Colonization pour PC il y a quelques semaines), c’est tout un exploit; c’est presque contre ma religion de voter pour quelque chose d’autre qu’un Civ. Me voilà donc apostat.

Il reste deux mois pour qu’un autre jeu me fasse changer d’idée… Mais ça m’étonnerait.

– FDL

Mes aventures avec SPORE #5: Phase Galactique

Jeudi 16 octobre 2008

Me voici donc à la 5e et dernière étape du jeu. (À l’origine, il me semble qu’il devait y en avoir 7: si mes souvenirs sont bons, on devait d’abord coloniser notre système solaire à coups de satellites et de bases avant de prendre le chemin des étoiles, par exemple.)

Ça commence raide: la planète voisine de chez nous cache l’épave d’un vaisseau spatial détruit en combat; j’en tire les coordonnées d’une planète (ravagée) où je me fais tirer dessus. On dirait que l’espace intersidéral ne sera pas des plus accueillants…

Rapidement, on reconnaît l’influence de classiques comme Starflight, Star Control, Master of Orion… Et celle d’une multitude de jeux de rôles.

On doit établir des colonies sur d’autres planètes; il s’agit de villes comme celles de la phase Civilisation, mais pour bien les développer il faudra d’abord terraformer la planète, ce qui requiert des outils à acheter auprès d’extraterrestres. On reviendra donc plus tard.

On explore de nouveaux mondes étranges, à la recherche de gens à qui parler, d’animaux et de plantes à récolter, et d’Épice de toutes sortes de couleurs et d’artefacts anciens à acheter et à vendre. Ce n’est pas long que j’ai les fonds pour acheter de quoi installer quelques colonies de plus.

Mes voisins ne sont pas bien féroces, et en quelques secondes je conclus un traité commercial et une alliance. Ça fonctionne pas mal comme dans les phases précédentes, mais avec quelques développements qui complexifient un peu la chose et ajoutent à l’intérêt. J’aime bien.

Il y a toujours des missions à accomplir pour gagner quelques sous. Une planète me demande d’aller étudier la faune et la flore d’un autre monde; une autre veut que je kidnappe un citoyen de sa voisine. Ça risque de devenir répétitif très vite, comme les quêtes FedEx dans les mondes virtuels, mais pour l’instant ça va et il n’y en a pas trop…

Oups: un de mes alliés est attaqué par les Grox, la race de méchants qui a ravagé la première planète que j’ai visitée tout à l’heure. Allons voler à son secours!!!

Mauvaise idée: deux baffes et je suis réduit en miettes. Retour à la maison. On dirait qu’il va falloir que je me fasse pousser quelques muscles…

Tiens, un truc amusant: en visitant diverses planètes, on découvre des races intelligentes qui sont encore à la phase tribale ou à la phase civilisation du jeu. Belle touche.

Après quelques heures, me voici à la tête d’un joli petit empire et aux commandes d’une flottille plutôt bien armée. Est-ce le temps de défier à nouveau les Grox? Ils viennent justement d’envahir une de mes colonies, on dirait… Allons-y! Ah, le résultat est nettement plus probant: cette fois, il me faut une bonne quinzaine de secondes avant d’être réduit à mes composantes subatomiques. On essaiera encore plus tard…

Je suis loin d’avoir fini le jeu; il m’en reste encore pour un sacré bout de temps, que je ne pourrai malheureusement pas lui consacrer avant la pause de tournage des Fêtes. J’ai hâte.

– FDL

Mes aventures avec SPORE #4: Phase Civilisation

Mardi 7 octobre 2008

Maintenant que mes valeureux Zglurbz ont accédé à la civilisation, il me faut unifier leurs nations rivales sous un même drapeau. On commence aux commandes d’une seule des douze villes qui couvrent la planète, et il faut s’emparer de toutes les autres. Ça pourrait être compliqué…

Chaque ville a sa propre spécialité: l’économie, la chose militaire, ou la religion. Pour une raison quelconque qui m’échappe, la mienne commence en tant que métropole religieuse, ce qui fait que pour m’emparer d’une autre ville je devrai envoyer mes voitures, avions et bateaux la “convertir” en répandant la bonne parole. Ok, pourquoi pas…

Mais pas tout de suite. Avant, il faut développer un peu ma capitale, en y installant usines, condos, centres de divertissement et défenses, histoire d’obtenir une population forte, heureuse et résistante, capable de construire et d’entretenir une flotte de véhicules importantes. Tout ça coûte de l’argent, qu’on peut obtenir en construisant des usines (qui rendent les gens malheureux si on en met trop) et en s’emparant de mines d’Épice réparties un peu partout à la surface du monde, y compris au milieu des océans. Hum… Épice… On dirait que quelqu’un a lu Dune, par ici ;-)

Au bout de quelques minutes, j’ai une bonne capitale derrière moi et j’envoie quelques voitures prêcher chez le voisin. Ma ville étant coupée des eaux et ma civilisation pas encore très développée, je n’ai pas encore le droit de construire ni bateaux, ni avions, alors il n’y a que les deux autres villes situées sur mon continent qui sont à ma portée. Heureusement, ni l’une ni l’autre ne résiste bien longtemps à mes missionnaires… Et comme l’une d’entre elles est un port axé sur le commerce, je peux maintenant construire des bateaux. Hourra!

Les trois manières de prendre le contrôle d’une ville étrangère sont la conversion religieuse, le bombardement militaire, et l’achat. Cette dernière méthode est la moins risquée: il suffit d’envoyer des véhicules commerciaux, de négocier l’ouverture d’une route d’échanges, et d’attendre un peu avant d’offrir au propriétaire actuel de lui acheter sa ville. Ce que je fais 3 fois de suite, grâce à mes nouveaux bateaux commerciaux, sans entamer significativement mon compte en banque, qui grossit sans cesse grâce à mon quasi-monopole sur l’Épice. (Plus tard, je bombarderai aussi une ville avec mes gros avions après l’avoir couverte d’un gros nuage noir déprimant surnaturel, juste pour le plaisir.)

Un truc me chicote: la conversion religieuse et l’invasion militaire fonctionnent toutes les deux à peu près de la même manière et demandent pas mal de prise de risque, surtout si la cible est bien défendue, mais la conquête commerciale semble vraiment trop facile - si l’ennemi a un moyen de se défendre, il ne me l’a jamais démontré. Autrement dit: dès qu’on est assez riche, il n’y a plus moyen de perdre. On se croirait en Alberta…

Après une quarantaine de minutes de jeu, je contrôle 7 villes sur 12, elles sont toutes pleinement développées, rien ne semble vouloir m’arrêter… Et que vois-je apparaître dans mon menu d’options, tout à coup? La possibilité de créer une insurrection religieuse mondiale qui me permettrait de conquérir le reste de la planète d’un seul coup, moyennant une certaine somme d’argent - que je possède déjà! Je me lance… Et voilà, c’est gagné. Ben coudon… Pas forçant, forçant, comme phase!

Conclusions: pour un grand fan de Sid Meier’s Civilization, les trois petits quarts d’heure qu’il faut consacrer à la phase Civ de Spore ne représentent pas un grand défi, et il semble assez facile de gagner sans trop savoir ce qu’on fait, mais c’est “kioute”, et le choix du (petit) sous-ensemble d’actions typiques de SMC qui sont reproduites ici est assez judicieux. Si on y tient, on peut aussi passer un temps fou à dessiner ses propres édifices et véhicules sur mesure, mais je m’en suis vite lassé et j’ai préféré prendre des modèles tout faits. On verra la prochaine fois si je change d’idée.

Maintenant, on passe à ce la phase galactique. Comme le disait Will Wright lui-même lors du dévoilement du jeu, “now the REAL game begins!” (”Maintenant, le jeu commence pour vrai!”)

– FDL

Mes aventures avec SPORE #3: Phase Tribale

Mercredi 1 octobre 2008

 

Me voici donc chef d’une tribu modeste: une poignée d’individus qui se partagent une hutte primitive. Il y a des animaux sauvages un peu partout dans les alentours, que l’on peut chasser ou apprivoiser. Tiens, justement: les animaux d’autres espèces qui faisaient partie de mon troupeau pendant la phase Créature se retrouvent maintenant dans mon enclos… J’espère que je n’aurai pas besoin de les manger, ça ferait un peu bizarre. (Réponse: non, je ne les ai pas mangés. Une autre tribu s’en est chargée à ma place. Je me vengerai.)

Encore une fois, les contrôles changent, puisqu’on peut maintenant manipuler un ou plusieurs individus à la fois, envoyer un groupe se charger d’une tâche pendant qu’un autre fait autre chose, etc. Après une dizaine de minutes de confusion concernant ce qu’il faut faire au juste (les explications à l’écran me laissent pantois), je n’ai d’autre choix que de recourir au manuel. J’espère que je survivrai à l’humiliation.

Première chose à faire: habiller mon chef de village. Selon les masques et autres babioles que je choisis, mes ouailles seront plus talentueux en socialisation, en bataille ou en cueillette. Je choisis la socialisation pour continuer à élever des bibittes qui me ressemblent le moins possible.

À la phase Créature, il fallait amadouer ou dévorer des troupeaux d’autres espèces pour gagner de l’ADN; cette fois, il faut amadouer ou détruire d’autres villages pour obtenir des “power-ups” supplémentaires: armes, instruments de musique, outils d’agriculture. C’est une mécanique qui ressemble à celles des phases précédentes, mais en plus “évoluée”. J’aime bien.

Ah, on vient de me prévenir qu’un autre village venait d’apparaître sur la carte. Allons-y voir… Car la clé du jeu à cette phase, c’est l’interaction avec les autres villages. Quand on a fait alliance avec (ou démoli) assez de villages, notre population augmente. Une fois qu’on a fini de régler le cas de tous les villages sur la carte, on sera prêt à passer à la phase suivante. Pas mal… Sauf que dès qu’on prend une petite avance, une boucle de rétroaction positive sans fin s’enclanche: on a plus d’outils et de soldats, donc la prochaine tâche est plus facile, ce qui nous donne encore plus d’outils et de soldats, etc. Pas un gros défi.

Puisque les manipulations de créatures sont un tantinet plus complexes qu’auparavant (on a plusieurs groupes de villageois à manipuler, et il est possible de se faire attaquer à la maison pendant qu’on explore ailleurs), les relations avec les autres villages sont encore plus simples que celles avec les autres nids à la phase Créature: pour amadouer, on joue de la musique (il y a 3 instruments différents, et chaque village peut avoir envie d’entendre des séquences différentes), tandis que pour détruire, il suffit de mettre le feu à la hutte principale du village (la plupart du temps, il faudra exterminer les défenseurs avant). Notre chef doit toujours être présent pour interagir avec un autre village, et plus il est accompagné de soldats équipés du bon instrument de musique ou de la bonne arme, plus l’interaction est efficace. La première fois, j’envoie donc ma tribu au complet jouer des maracas (le seul instrument de musique que je connais) chez le voisin; nous faisons alliance en quelques secondes et j’apprends l’utilisation d’une espèce de flûte. Peu après, j’envoie encore toute ma tribu (plus nombreuse, cette fois) chez un autre voisin, mais avec quelques flûtistes en plus de mes percussionnistes. La réussite est encore plus totale.

Tiens, on me prévient d’une attaque à la maison… Je rentre à toute vitesse, je construis en toute hâte une hutte supplémentaire qui contient des haches de pierre (que mon nouvel allié vient de m’offrir) et je massacre les importuns. Quelques-uns de mes soldats échangent leurs haches contre des torches enflammées, et on part en expédition punitive; une minute plus tard, le village ennemi est en cendres.

Un seul autre village se montre récalcitrant à mes ouvertures pacifiques, mais un petit cadeau de nourriture suffit à lui faire changer d’attitude. Et comme j’ai maintenant un orchestre de 12 musiciens et de 3 instruments, mon nouveau spectacle est une réussite totale. Quand même: passer d’un ennemi juré à un allié en 20 secondes, au prix d’à peine quelques unités de bouffe et d’un peu de musique… 

En tout, il faut à peine 60 minutes pour venir à bout de cette phase, sans aucune difficulté après avoir lu le manuel. Je viens pourtant d’installer une patch qui promettait d’augmenter le niveau de défi… Pas grave, c’était agréable, c’est tout ce qui compte. (Peut-être pas agréable au point d’avoir hâte de la refaire dans la prochaine partie, comme c’était le cas pour les phases précédentes, mais pas loin.)

On passe à la phase Civilisation, maintenant!

– FDL

 

 

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