65% des internautes ont déjà été victimes d’un cybercrime?
Mardi 14 septembre 2010
C’est du moins la conclusion d’une étude menée par Symantec, la compagnie qui produit les logiciels de sécurité informatique de la gamme Norton - et qui a donc tout intérêt à ce que les internautes soient informés (et effrayés) au sujet de la criminalité en ligne.
Les faits saillants de l’étude, qui a impliqué quelque 7 000 adultes dans 14 pays, sont les suivants:
- 65% des internautes adultes ont déjà été victimes d’un cybercrime quelconque, qu’il s’agisse d’un vol d’identité, d’une fraude par carte de crédit, d’une invasion de compte dans un média social, d’un prédateur sexuel, ou d’un virus informatique. (Il peut sembler excessif de parler de crime dans le cas d’un virus, mais si vous avez déjà perdu 20 ans de photos, votre thèse de doctorat ou les dossiers de tous vos clients à cause d’un virus, vous serez sans doute plutôt d’accord!)
- Le virus est de loin le crime informatique le plus fréquent: 51% des usagers en ont déjà attrapé un. En Chine, la proportion atteint même 65%.
- Les internautes chinois sont aussi les plus touchés par le cybercrime en général, avec 83% de victimes. (Ouch!)
- Au Canada, les victimes qui font appel à la police voient les cybercrimes résolus en 17 jours en moyenne, ce qui est bien meilleur que dans la plupart des autres pays. Globalement, un tiers des crimes ne sont jamais résolus.
Mais même si la grande majorité des usagers s’attendent à être attaqués un jour, puisque moins d’une personne sur 10 (9%) se sent très en sécurité, plus de la moitié des répondants (51%) ne changeraient rien à leurs habitudes en ligne s’ils étaient victimes d’un crime. Y comprenez-vous quelque chose, vous?
Au moment d’écrire ces lignes, la version canadienne de l’étude n’était pas disponible en français, mais le lien est déjà prêt alors la traduction devrait venir rapidement. Ça vaut la peine d’y jeter un oeil; le texte original se lit en 20 minutes.
– François Dominic Laramée






